Un été à quatre mains - Gaëlle Josse

source: site éditeur

Encore un texte en rapport avec la musique. Une "novella" cette fois-ci, écrite par Gaëlle Josse, une auteur dont j'avais beaucoup aimé Les heures silencieuses (2011). Je ne sais malheureusement plus sur quel blog j'ai repéré ce livre, mais ce qui est sûr, c'est que mon sang n'a fait qu'un tour : il me le fallait immédiatement ! D'ailleurs c'est simple, je l'ai directement réservé auprès de mon réseau de bibliothèques. Et comme il est très court (moins de cent pages), je l'ai dégusté tranquillement, sur deux jours.

1824, Zseliz, le domaine de la campagne austro-hongroise de la famille Esterhazy. Franz Schubert, âgé de vingt-sept ans, y est invité pour la seconde fois comme répétiteur pour les deux jeunes comtesses du couple. Une occasion aussi pour lui de se consacrer à sa musique loin de ses amis et du tumulte de Vienne. Il espère commencer de grandes œuvres après l'échec de plusieurs pièces.

Caroline, la cadette, est maintenant âgée de dix-neuf ans. Fraîche, discrète, elle ravive de nouveaux élans amoureux pour Schubert qui est déjà atteint de la syphilis. Les deux jeunes gens se comprennent à travers la musique, de non-dits en regards muets, de frôlements de mains lorsqu'ils jouent à quatre mains. Mais Schubert n'est pas un homme à l'aise hors de son cercle d'amis, il se sait "pataud" et incapable de s'exprimer autrement qu'à travers la musique. Un amour dont on ne sait s'il fut partager mais dont il est parfaitement conscient qu'il ne pourra jamais se concrétiser.

Un très beau texte, délicat, poétique, à lire absolument !

Moi, je vous laisse, Schubert, Fischer-Dieskau et Sviatoslav Richter au piano m'attendent pour quelques lieder ! :-)

(éd. Ateliers Henry Dougier, 87 pp., 2017)

Commentaires

Aifelle a dit…
J'ai l'intention de le lire, pour l'instant je l'attends patiemment à la bibliothèque.
Il me semble que je connaissais déjà cette histoire d'amour entre Schubert et la jeune fille mais je n'ai pas lu le livre.
Lewerentz S a dit…
Aifelle: je me réjouis de lire ton avis.

Claudia: oui, cette histoire est "connue" (si on connaît un minimum la bographie de Schubert). Ce livre est une belle réussite.